Bonjour !
Comme vous pouvez le constater,j’adore inventer des mots…enfin là, j’ai pas inventé grand chose soyons honnête !Mais je trouve que ça fait “style journalistique”, ça ferait même presque sérieux ! Trêve de plaisanterie et passons aux choses sérieuses !
Nous ne parlerons pas du temps gris et maussade, cela ne ferait qu’ouvrir la porte au cafard automnal. Après quelques recherches fructeuses, il semble que de nouveaux axes de recherche vont pouvoir être envisagés pour l’étude du site, car il n’y a pas à dire, il nous est nécessaire de comparer pour essayer de comprendre. Eh oui, pauvres de nous, nous travaillons sur un site qui a livré beaucoup de mobilier mais peu de structures évidentes, surtout en ce qui concerne les structures relatives à l’habitat même. Un habitat protohistorique sans trou de poteaux ou sablières visibles, sans niveaux de sols apparents et soudain on se sent perdu… Comment comprendre ? Comment interpréter ? Comment différencier le dehors du dedans ? Et comment vérifier certaines hypothèses quand tous les documents nécessaires ne sont pas disponibles (ça c’est abominablement frustrant mais heureusement simplement passager).
On final surgissent bien des interrogation :regardons-nous de la bonne manière ? Ne voyons-nous pas ce que nous avons envie de voir ? Comment ne pas franchir le seuil étroit qui sépare l’hypothèse de la surinterprétation ? Le site que nous avons à traiter nous renvoie à toutes ces questions. Il faut à chaque instant se remettre en cause, vérifier avec autant de documents photographiques possibles les données que nous avançons. Vérifier, encore et toujours vérifier… Certains diront que cela tient de l’obsession mais toute une interprétation peut être remise en cause par une simple erreur de relation stratigraphique. Mais finalement, cette remise en question est la seule chose qui peut nous permettre de rester dans le vrai, ou tout du moins de l’approcher le mieux possible avec les éléments que le sol veut bien nous livrer.
Ce sol si particulier… qui nous en a fait voir de belles ! Niveau couleur ça allait du brun….. au brun, en passant par des nuances à la limite de ce que l’oeil peut discerner. Mais cela n’avait pas grande importance puisque la couleur n’était en rien caractéristique des couches anthropiques. Quand la Nature elle même nous joue des tours… A partir de là, la définition de l’unité stratigraphique se complique. Par quels éléments étaient donc caractérisés nos couches archéologiques ? Les épandages de tessons…oui mais un épandage, ça fonctionne comment ? Sous les yeux, nous n’avions qu’un mille feuille de tessons de céramique, mais sur une épaisseur extrêmement restreinte. Bref, pas facile d’appréhender la stratigraphie ! Seules les structures étaient véritablement parlantes mais là encore bien des questions se posent, notamment celles que j’ai évoqué plus haut!
Ce site sera à terme une source d’information énorme concernant l’habitat de l’Age du Fer dans la région. Mais j’espère sincèrement que ceux qui étudierons le site ou qui simplement s’intéresseront aux publications réaliseront le travail qui aura été fait pour en arriver à ces conclusions et à ces nouvelles hypothèses. Je crois que l’on ne voit jamais assez ce qu’il y a derrière une publication de site. et c’est seulement quand on commence participer à une étude de site que l’on se rend compte de l’étendue du travail à faire (et des heures que l’on va y passer).
Sur ce, bonne soirée et peut-être à demain pour ceux qui vont au colloque de Sabres !!!