Quand peut-on commencer à faire des fouilles ? Qui peut y participer ?

Posted on décembre 14th, 2008 in VOS QUESTIONS by admin

’est une question qui revient souvent quand on fait des visites de sites archéologiques… tant de la part des enfants que des parents. Beaucoup s’imaginent encore que l’archéologie est une discipline élitiste qui ne s’adresse qu’à quelques privilégiés… Et bien pas tant que ça !

Pour ceux qui le souhaitent, il est possible de participer à des fouilles archéologiques pour bénévoles, qui ont généralement lieu durant les vacances d’été. Les organisateurs de ces fouilles acceptent souvent des bénévoles non formés en plus des étudiants (non formés aussi la plupart du temps, n’ayez pas d’inquiétude !) Cependant, sur certains sites, un quota sera réservé pour les étudiants, ces derniers étant obligés de faire des stages l’été pour valider leur année universitaire.

Comment trouver un chantier ?

Rien de plus simple, à partir d’avril, le site du ministère de la culture publie la liste des chantiers en France, ouverts aux bénévoles. Vous pouvez ainsi postuler à des chantiers correspondant à votre période de prédilection, et vous pouvez même choisir la région ! Généralement, un cv (si vous avez déjà de l’expérience) et une lettre de motivation suffisent. La lettre de motivation est bien sûr capitale !

http://www.culture.gouv.fr/culture/fouilles/index.html

Et les moins de 18 ans ?

Certains chantiers sur la liste du ministère de la Culture acceptent les mineurs, sous conditions (parfois une simple assurance suffit). Il est fort peu recommandé de participer à des chantiers qui demandent de fortes sommes d’argent (il se peut qu’il soit nécessaire de payer une caution relative à un logement, ce qui est normal). Soyez toutefois prudent avant de signer de gros chèques !

Compte rendu des questions précédentes

Posted on décembre 14th, 2008 in JOURNAL DE BORD, VOS QUESTIONS by admin
  1. Bonjour, j’ai lu le mémoire et une de ses conclusion est qu’il n’y a pas assez de fouilles qui ont été faites dans les Landes, même la Gascogne entière. J’ai juste une question: qui décide les ouvertures de ces chantiers?

  2. Bonjour Lou Bin’ !
    Désolée d’avoir mis du temps à répondre à ton message mais en ce moment je suis absente toute la semaine car j’ai un contrat en archéologie préventive. Bref, bonne question que celle que tu poses. Avant même de se poser la question de qui décide d’ouvrir les chantiers, il faut penser qu’une fouille programmée requiert un responsable en charge du dossier… le tout fait de manière totalement bénévole. C’est à dire qu’un archéologue qui s’intéresse à un site et voudra faire un chantier d’été devra tout gérer sur son temps libre. Certaines personnes utilisent leurs quelques semaines de vacances d’été pour cela. c’est malgré tout très contraignant. Ensuite, le responsable doit faire une demande au SRA de sa région. Là j’avoue que je ne sais pas bien comment ça se passe, il faudra que je me renseigne. Lorsque le chantier a été accepté et qu’il est terminé pour l’année, l’archéologue responsable doit étudier les données et rendre un rapport qui sera examiné en commission. Cette commission devra approuver ou non le travail réalisé et peut demander pour l’année suivante que certains points soient abordés obligatoirement. Par exemple, en 2006, sur le chantier de Biganos, il était obligatoire de réaliser un relevé pierre à pierre d’un bâtiment mais nous ne pouvions pas réellement fouiller, cela nous était interdit. Généralement, les chantiers fonctionnent par triennale mais pas toujours. Il est également possible d’obtenir des aides financières de la part des colectivités mais aussi d’entreprises privées par exemple (un des chantiers auquel j’ai participé il y a quelque années était sponsorisé par une marque de cassoulet…).

    Pour ce qui est de l’archéologie préventive, je te renvoie au petit paragraphe qui y fait référence sur le site. Les moyens de l’archéologie préventives ne sont pas illimités et tout dépend des travaux prévus dans la région. En ce moment, c’est l’A65 qui draine la majorité du personnel préventif tant public que privé.

    Et les asssos… eh bien elles font ce qu’elles peuvent avec les moyens qu’elles ont…

    Tout cela rend les choses bien difficiles mais nous ne sommes pas à l’abri de LA découverte fortuite qui permettra de faire évoluer les choses. On est parfois très surpris par ce que l’on découvre, j’en ai encore eu la preuve cette semaine !

    J’espère avoir répondu à ta question, j’essaie de me renseigner auprès des responsables que je connais pour les détails et je les transmettrai dès que je le pourrai.

    A bientôt !

  3. Bonsoir !

    Réponse d’un de mes amis quant à la création d’une fouille programmée :
    Pour monter une fouille programmée : il faut :
    un site !! (évident)
    une problématique costaude (ça passe en CIRA)
    une compétence (RO, spécialistes)
    l’autorisation du propriétaire du terrain
    et si possible plusieurs partenaires financiers (CG, Région, Mairie etc.)

    Voilà ce que nous dit le ministère de la culture :
    Ces fouilles sont réalisées sur des sites présentant un grand intérêt scientifique. Elles doivent s’intégrer à la programmation archéologique nationale définie par le Conseil national de la recherche archéologique (CNRA).
    Les dossiers de demande d’opérations programmées sont déposés auprès du service régional de l’archéologie, en fin d’année civile. Ils sont transmis par le conservateur régional de l’archéologie, avec un avis, à la Commission interrégionale de la recherche archéologique (CIRA). Un rapporteur, spécialiste de la période concernée, présente le dossier et la commission émet un avis : refus, ajournement, avis favorable. L’autorisation est délivrée par le préfet de région, pour une ou trois années.
    Un rapport est transmis au service régional de l’archéologie en fin d’année civile.

    Qu’est ce que la CIRA ?
    Les CIRA (Commissions interrégionales de la recherche archéologique) sont des commissions consultatives composées d’un inspecteur et de huit spécialistes issus des différents organismes qui interviennent dans l’archéologie française (Ministère de la Culture, Universités, CNRS, Collectivités, Associations/ bénévoles) nommés par arrêté préfectoral pour une durée de quatre ans.
    Il y a six CIRA : Centre-Est, Centre-Nord, Ouest, Est, Sud-Ouest, Sud-Est. La CIRA Centre-Nord correspond aux régions Centre, Île-de-France, Nord-Pas-de-Calais et Picardie.
    Elles sont consultées sur toutes les fouilles programmées, et sur la plupart des fouilles préventives. Elles évaluent les rapports finaux d’opération (RFO) remis à l’issu des fouilles par les responsables d’opération. Elles remettent périodiquement des rapports sur les résultats scientifiques significatifs de l’interrégion.
    (informations du ministère de la culture)

  4. Merci beaucoup pour les infos!

    Biniami.

  5. monsieur gardes
    j’écris un ouvrage sur les peuples qui ont formés la france, j’ai lu votre partie sur les peuples d’aquitaine de la liste de pline, mais j’ai de gros problèmes avrc eux, il me serai agréable de pouvoir converser evec vous afin de m’aider a y voir plus clair, je ne possède pas internet je vous écris de chez un voisin, par contre mon numéro de téléphone 02 37 51 82 53, j’ai déja eut contact avec mr barruol, ferdière, kruta, et madame ugolini, qui m’ont aidés dans certains de mes problèmes, j’èspère avoir de vos nouvelles concernant ce nouveau problème, cela fait mintenant 5 années que je travaille sur ce sujet.
    recevez monsieur mes très sincères salutations

  6. Monsieur,
    Il y a erreur sur la personne, je ne suis pas monsieur Gardes, que je connais par ailleurs. Je suis la webmestre du site soliferrum, mais si vous souhaitez entrer en contact avec monsieur Gardes, je pourrais peut être vous transmettre ses coordonnées si ce dernier me donne son accord.
    Bien cordialement
    Marie Bilbao