Expo au musée d’Aquitaine : Aquitaine préhistorique, 20 ans de découvertes

Posted on juillet 7th, 2010 in ARCHEONEWS, Expositions archéologiques by admin

Cette exposition se tient au musée d’Aquitaine jusqu’au 2 janvier 2011.

Vous vous promènerez dans le temps du Paléolithique ancien à la fin de l’age du Bronze, pour découvrir divers aspects des sociétés préhistoriques. De nombreuses maquettes ont été réalisées à cette occasion et valent vraiment le déplacement ! Les enfants pourront également s’amuser en découvrant les matériaux utilisés pour les habits et la construction des maisons aux différentes époques et comble du bonheur, on peut parfois les toucher ! Vous profiterez également de la reconstitution d’une zone de fouille : les outils et les méthodes de l’archéologie seront expliquées afin que chacun prenne conscience du travail de l’archéologue (qui ne passe pas sa vie à s’amuser avec un pinceau !).

Un bon moment à partager, même en famille !

De plus, un catalogue d’exposition a été édité et est vendu sur place. Pour ceux qui ne peuvent se déplacer mais sont intéressés par le catalogue, ce dernier est aussi vendu sur le net : chez Mollat et à La Librairie Archéologique notamment.

Bonne visite !

Exposition : Du commerce et des hommes à l’Age du Fer - Golasecca, VIIIème-Vème s. av. J.-C.

Posted on mars 30th, 2010 in ARCHEONEWS, Expositions archéologiques by admin

Cette exposition se tient jusqu’au 26 avril au musée de Antiquités Nationales de Saint-Germain-en-Laye. Un magnifique catalogue d’exposition est disponible au prix de 35 euros sur le site de la Réunion des Musées Nationaux. Certes le prix peut paraître élevé, mais le catalogue en vaut vraiment la peine : il a su allier forme et fond et le rendu n’en est que meilleur. Chaque chapitre est clos par quelques pages reprenant les objets exposés. Le reste du texte présente également des illustrations très soignées. Un régal pour les yeux !

Voilà le sommaire du catalogue :

Introduction : La culture de Golasecca : les premiers Celtes entre l’Italie et l’Europe.

I. Golasecca et le musée d’Archéologie de saint-Germain-en-Laye : historique d’un échange scientifique européen.

- De la découverte de Golasecca aux relations savantes franco-italiennes de la seconde moitié du 19ème siècle.

II. A la découverte de la culture de Golasecca

- La culture de Golasecca : une histoire de plusieurs siècles.

- Signes de pouvoir et de richesse à Golasecca : du monde des morts au monde des vivants.

- L’occupation du territoire : les habitats de la culture de Golasecca.

- les relations entre la culture de Golasecca et le monde italique.

- L’épigraphie en langue celtique de la Cisalpine.

III. Passeurs des Alpes : la diffusion de la culture de Golasecca au-delà de l’arc alpin.

- La culture de Golasecca et les relations à longue distance entre Europe tempérée et Méditerranée au Premier Age du Fer.

- Les relations entre Tessin et sociétés alpines suisses orientales.

- Des sources du Rhône au Léman : l’influence de la culture de Golasecca en Suisse orientale.

- Au-delà des Alpes : le Plateau suisse, plaque tournante du commerce protohistorique.

- Du massif jurassien à la Saône, des sites témoins des contacts transalpins.

- A l’extrémité occidentale du réseau d’échange : Avaricum.

- Au coeur de l’Europe : de la Méditerranée aux sociétés hallstattiennes du sud-ouest de l’Allmagne.

Conclusion : Golasecca ou les passeurs des Alpes.

CATALOGUE EXPO : Les Gaulois et la mort en Normandie

Posted on octobre 25th, 2009 in ARCHEONEWS, Expositions archéologiques, JOURNAL DE BORD by admin

affiche expo En parallèle à cette exposition a été édité un catalogue de très bonne qualité pour un prix plus que raisonnable (6,50 euros pour 40 pages). Mise en page très agréable, photos totalement lisibles, textes abordables et intéressants, qualité impeccable. En voici le sommaire :

AVANT L’AGE DU FER : L’AGE DU BRONZE

Les tumulus privilégiés du Bronze ancien

Les tumulus de la Hague (Manche)

Les enclos circulaires : Agneaux ” La Trembalye” (Manche)

Pîtres “La Remise” (Eure)

LES NECROPOLE DE LA FIN DU 1er AGE DU FER ET DE LA TENE ANCIENNE

Introduction

Nécropole d’Eterville “Le Clos des Lilas” (Calvados)

Nécropole de Saint-Just “ZAC des Saules” (Eure)

Nécropole de Nonant-le-Pin “La Garenne” (Orne)

Nécropole de Basly “La Campagne” (Calvados)

Ensemble funéraire de Courseulles-sur-Mer “La Fosse Touzé” (Calvados)

Nécropole de Bosrobert “Les Garennes” (Eure)

Ifs “Object’Ilfs Sud”, fouille 200 (Calvados)

Nécropole d’Honguemare “ZAC des Portes de Roumois” (Eure)

LES TOMBES A CHAR : UN MARQUEUR DE “L’ARISTOCRATIE” GAULOISE.

Introduction

Ri “Le Moulin Foulon” (Orne)

Orval “Les Pleines” (Manche)

LES NECROPOLES DU SECOND AGE DU FER

Introduction : Les ensembles funéraires de la vallée de la Seine

Nécropole de Val-de-Reuil “ZAC des Portes” (Eure)

Tournedos-sur-Seine/Porte-Joie (Eure)

Introduction : Habitats et nécropoles, une relation de proximité

Nécropole de Fontenay-le-Marmion “La Grande Pièce” (Calvados)

Nécropole de Saint-Vigor-d’Ymonville “La mare des Mares” (Seine-Maritime)

Sépultures en silo de Notre-Dame-de-L’Isle “La Plaine du Moulin à vent” (Eure)

Nécy “La Martinière” (Orne)

Le Mesnil-Esnard “Route de Darnétal” (Seine-Maritime)

LA GENERALISATION DE L’INCINERATION AU MILIEU DU 1er SIECLE AVANT NOTRE ERE

Bricqueville-la-Blouette (Manche)

Bonne lecture !

Nouveau projet de médiatisation…

animateur_conferencierBonjour à tous,

Comme je l’ai mentionné à plusieurs reprises sur le blog, la sensibilisation au patrimoine et à la culture n’est pas assez développée par chez nous. Les opérateurs d’archéologie ont rarement du temps à consacrer au public et depuis quelques temps, nous passons pour de méchants archéologues empêchant le pays de se construire… ou tout du moins de construire tout court. Malgré le développement d’un service de communication au sein de l’opérateur préventif principal de notre pays, il semble que le citoyen lambda, bien que curieux et ouvert à notre discipline se sente rejeté. Le manque d’information est à mon sens un des problème inhérent à l’archéologie aujourd’hui : archéologie qui se définit par des budgets de plus en plus réduits, par le manque d’effectif parfois (non non, pas le manque d’archéologues, le manque d’effectifs alloués), et surtout par une volonté nationale de nous voir décamper le plus rapidement des terrains, si ce n’est de nous empêcher d’y aller par divers procédés légaux que nous n’aborderons pas ici.

Quoi qu’il en soit, j’essaie chaque année d’allouer du temps aux associations locales qui sont généralement friantes de conférences sur le patrimoine archéologique de leur commune et de leur région. Depuis maintenant quelques temps, je suis entrée en contact avec la mairie d’A…… (dont je tais le nom tant que je n’ai pas parlé de mon laïus aux intéressés) afin d’essayer d’organiser une Journée d’Archéologie au début de l’été.

La personne chargée de la culture est quelqu’un de motivé, qui aime le patrimoine, l’histoire et l’archéologie - ce qui montre bien que tous les élus ne sont pas insensibles ! Nous avons d’ores et déjà posé quelques axes de réflexion pour consacrer un peu de temps à ceux qui voient parfois défiler près de chez eux les archéologues sans avoir pu leur parler. Le but est simple : proposer à la fois une conférence et une micro-exposition pour les adultes mais peut-être également un déplacement dans les écoles primaires. L’objectif aurait été d’aller visiter avec les enfants un chantier préventif se tenant dans la commune : cependant, l’opérateur n’est pas encore connu de la mairie, ce qui nous bloque un peu. Encore une fois l’idée du livret pédagogique refait surface, et ce sera probablement l’occasion d’en créer un, destiné à un jeune public (et aux parents curieux bien entendu !)

Bref, pas mal de travail en perspective mais un projet qui permettra peut-être de réveiller quelques consciences tout en instruisant les plus jeunes de l’importance du patrimoine qu’ils ont sous leur pieds ! Evidemment, tout cela reste local, mais il faut bien débuter et qui sait, on peut peut-être attendre un effet boule de neige !

A très bientôt

C’était le weekend dernier : colloque Salies de Béarn

Posted on février 19th, 2009 in Colloques - Conférences, JOURNAL DE BORD by admin

Bonjour à tous !

N’ayant que peu de temps à moi en ce moment, je me contente de vous donner le sommaire du colloque de Salies-de-Béarn :

- D. Millet : Recherches sur le Paléolithique ancien dans le sud de l’Aquitaine.

- C. Normand (SRA Aquitaine) : Les campagnes de fouilles de 2006 à 2008 à la grotte d’Isturitz.

- C. Calastrenc, M. Le Couédic : Premiers éléments de chronologie de l’activité pastorale en vallée d’Ossau (estive d’Anéou).

- B. et M. Morlaas : Salies de Béarn, Hélios II, Labarthe 2008.

- J.-C. Merlet : Le projet collectif de recherches “Lagunes des Landes de Gascogne” (2004 - 2008) : un bilan.

- G. Parent : Fouilles et sondages dans les mines antiques de la vallée de Baïgorry.

- N. Aubert : Entre Ebre et Garonne : contrôle et organisation de l’espace pyrénéen occidental (IIIème siècle avant J.-C. - IIème siècle après J.-C.)

- C. Goulaye : Fouilles récentes à Lescar-Beneharnum, quartier du Vialèr : étude du matériel céramique et premières interprétations.

- O. Ferullo (SRA Aquitaine) : Aperçu de quelques fouilles préventives récentes dans le sud de l’Aquitaine.

A noter l’intervention d’O. Ferullo concernant l’encadrement par le SRA des surveillances de travaux réalisées par les bénévoles et amateurs. Rappelons que la nouvelle législation raccourcit les délais de prescriptions des diagnostics et des fouilles. Ca sent la déprescrition à tout-va ! Et il est à craindre que nombre de sites archéologiques ne puissent plus être diagnostiqués par l’Inrap et/oui fouillés par les entreprises possédant l’agrément.

A noter aussi en prévision l’organisation de Journées Régionales d’Archéologie pour juin prochai0n à Bordeaux qui permettront de présenter les dernières recherches dans notre région. Il faut dire qu’avec tous ces travaux préventifs, on ne risque pas de manquer de participants ! Et c’est sans compter sur tous les bénévoles et amateurs qui j’espère feront le déplacement pour présenter leurs travaux. Et soudain je me mets à rêver d’une totale collaboration entre le monde des professionnels et des bénévoles, chacun apportant sa pierre à l’édifice de la connaissance du patrimoine régional…

Exposition : La voie de Rome, Archéopôle d’Aquitaine

Posted on janvier 6th, 2009 in ARCHEONEWS, Expositions archéologiques, JOURNAL DE BORD by admin

Une aquarelle de J.-C. Golvin (quelques oeuvres de ce grand monsieur sont présentées à l'exposition)

Une aquarelle de J.-C. Golvin (quelques oeuvres de ce grand monsieur sont présentées à l'exposition)

A l’Archéopôle d’Aquitaine, en ce moment, vous pouvez découvrir une très belle exposition dont vous trouverez le compte-rendu ci-dessous. Cette exposition, richement illustrée, tant par le mobilier qu’elle révèle que par des documents iconographiques qui nous sont présentés, ravira petits et grands. Et pour les fans des aquarelles de J.-C. Golvin, quelques aquarelles sont présentées, permettant de rendre concrète la vie durant l’époque gallo-romaine.

Par l’Institut Ausonius – Archéopôle d’Aquitaine

L’exposition “La Voie de Rome” est l’occasion d’illustrer les résultats de deux programmes collectifs de recherche innovants : “Le Système portuaire Narbonnais entre Méditerranée et Atlantique” et “L’organisation des productions céramiques en Aquitaine Romaine” (PCR 2006-2008).

Ces programmes mettent en lumière les relations historiques et le développement économique des échanges sur l’Arc atlantique entre Bordeaux et Rome via son principal port de méditerranée, Narbonne.

La pérennité de l’axe qui relie la Méditerranée (mare nostrum) à l’Atlantique (mare exterior) est illustré par la proximité, voire la superposition de la voie antique avec les réseaux de communication actuels. Aux extrémités de cet axe, les ports ont été les principaux lieux de redistribution. Sur la côte méditerranéenne, du Rhône à la frontière pyrénéenne, les ports d’Agde, Lattes et Narbonne ont réceptionné les produits venant d’Italie, d’Espagne, d’Afrique et d’Orient. Les ports de Bordeaux, Barzan, Brion ou Rezé redistribuaient les marchandises sur l’arc atlantique.

L’analyse de ces relations entre la Méditerranée et l’Atlantique est donc essentielle pour l’histoire économique de l’Occident romain.

Quand les fouilles archéologiques préventives paralysent les chantiers …

Posted on janvier 4th, 2009 in Ce qu'en dit la presse, JOURNAL DE BORD by admin

Voilà l’intitulé d’un article de La Dépêche qui m’a été transmis par des collègues… Publié la 3 janvier et relatif aux fouilles de Rodez, cet article nous montre combien l’archéologie est un frein au développement… Il insiste bien sur la notion d’obligation légale concernant les fouilles. Sans rentrer dans le détail de l’analyse de l’article, on remarque que ce dernier est divisé en 2 parties : la première fait un état des lieux des retards dûs à la fouille, le second rappelle ce que demande la loi, le tout avec un vocabulaire pessimiste et montrant un certains ras le bol. Voyez par vous même :

Rodez. Les fouilles paralysent les chantiers urbains

Béteille, Bonal et bientôt foirail, les projets en ville freinés et grevés par l’archéologie.

Rodez, ville d'histoire, est construite sur des ruines, ce qui impose à chaque chantier un calendrier de fouilles. Photo DDM.
Rodez, ville d’histoire, est construite sur des ruines, ce qui impose à chaque chantier un calendrier de fouilles. Photo DDM.

Impatients s’abstenir. L’histoire, et le sous-sol de la ville de Rodez impliquent à chaque chantier d’ouvrir une opération d’archéologie préventive. Bien sûr, la loi, et la nécessité de préserver d’éventuelles découvertes l’imposent. Mais résultats des courses : certains travaux prennent du retard, ce qui ne réjouit pas les entreprises. La cause n’est pas unique, cependant la nouvelle clinique de la rue Béteille sortira de terre six mois plus tard que prévu. L’îlot Bonal prendra aussi son lourd contingent de mois supplémentaires. Quand au terrain du foirail sur lequel il va falloir aussi creuser, pour le parking comme un jour pour le musée, les techniciens craignent le pire : le terrain a jadis été remblayé par l’armé pour servir de champs de tir à un régiment d’artilleurs… Là, les fouilles impliquent un autre type de risque : tomber sur un obus ou un quelconque élément d’un engin de tir. Le problème s’est déjà posé ailleurs et a impliqué de lourdes et coûteuses opérations de sécurité. Décidément, construire n’est pas simple. Surtout au centre ville.


Ce que prévoit la loi

Les opérations d’archéologie préventive sont financées par une redevance due chaque fois qu’on aménage le sous-sol. Cette redevance a un caractère fiscal. Il faut aussi payer le prix des fouilles : il s’agit de la rémunération versée par l’aménageur et perçue directement par l’opérateur (Inrap, service archéologique territorial agréé ou autre). Selon le code du patrimoine, cette archéologie préventive « a pour objet d’assurer, dans les délais appropriés, la détection, la conservation ou la sauvegarde par l’étude scientifique des éléments du patrimoine archéologique affectés ou susceptibles d’être affectés par les travaux publics ou privés concourant à l’aménagement. Elle a également pour objet l’interprétation et la diffusion des résultats obtenus ». De fait, en France, le patrimoine archéologique est protégé par divers textes de loi qui imposent aux aménageurs des obligations et un calendrier des travaux

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Voilà un constat bien triste ! A en croire les journalistes, les archéologues seront bientôt responsables de la crise ! Je ne ferai que deux objections à tout cela.

1. Si nous étions des barbares et qu’il n’y avait aucune fouille avant les construtions, il y aurait un nombre important d’associations qui se seraient montées pour sauver le patrimoine en criant leur mépris du système… conclusion : il y a toujours des mécontents, quoi que l’on fasse !

2. Les entrepreneurs connaissent les contraintes liées à la construction en centre ville. ll existe même des plaqettes crées par l’inrap relatives au fonctionnement de l’archéologie préventive et à ce que doivent faire les aménageurs pour que cela se passe bien. Notons que les aménageurs ne prévoient que rarement dès les débuts du projet le temps de diagnostic et de fouille qui sera peut-être nécessaire. Mieux vaut attendre et se plaindre ! Bien évidemment,tous ne sont pas comme ça ! Et je trouve que l’on devrait peut-être être plus regardant sur les sites archéologiques détruits par absence de fouille (aucun dossier monté ni envoyé au SRA), notamment dans les petites communes, ou sur les sites en partie endommagés avant l’intervention des archéologues. Et lorsque que l’on discute avec certains ouvriers, ils sont nombreux à avouer qu’il leur arriver fréquemment de détruire des choses et de ne rien dire : adieu nécropole médiévale près de l’Eglise !!!

Il fait être lucide : l’archéologie préventive pose problème. Les diagnostics sont trop long à mettre en place, et le coût des opérations est parfois très important pour les entreprises et les municipalités (enfin par pour toutes les entreprises !). Il est nécessaire de reprendre tout cela à la source pour essayer de comprendre ce qui rend ce système si problématique. Comment faire pour que des fouilles puissent être réalisées si nécessaire dans des communes qui n’ont que de petits moyens ? Comment mieux respecter les délais demandés pour la réalisation des fouilles et la mise en place des diagnostics (deux ans d’attente en moyenne pour un diagnostic ? (Petite parenthèse : personne ne parle jamais des indemnités versées par les entreprises d’archéologie pour chaque jour de retard sur le planning !!!) Tout cela est une question de moyens vous vous en doutez !

Au lieu de réfléchir à cela, on préfère réduire les budgets, faire fonctionner les chantiers en sous effectif, et chaque année nous faire craindre l’absence de contrat ! Et le dernier amendement voté par les députés UMP va dans ce sens : imposer des obligations aux archéologues au lieu de faire en sorte que l’organisation de l’ensemble soit viable ! Je ne serai pas surprise de voir bientôt des sites détruits parce que trop de délai d’attente : n’oublions pas que malheureusement le préfet à ce droit…

Avec les nouveaux travaux qui vont être lancés dans notre région, notamment la LGV,je crois que nombreux sont les cdd à attendre avec impatience l’arrivée de nouveaux contrats. La question sera maintenant : qui va réaliser la fouille : public ou privé ?

L’occupation humaine dans la lande girondine, par Michel Lenoir.

Posted on décembre 27th, 2008 in ARCHEONEWS, Colloques - Conférences, JOURNAL DE BORD by admin

Michel Lenoir a eu la grande gentillesse de me fournir un texte relatif à sa communication lors du colloque de Sabres. Il me permet ainsi de mettre ce résumé en ligne, en attendant la publication des actes. Merci Michel !

“Les découvertes effectuées les vingt dernières années par G. Belbeoc’h, dans la partie nord de la Grande Lande et plus particulièrement dans la région d’Hostens confirme l’existence d’une occupation azilienne dans ce secteur. Elle fait  suite à celle des Magdaléniens qui ont occupé le site de plein-air de La Honteyre.

Ce dernier a livré une abondante industrie lithique riche en lamelles à dos. L’industrie osseuse et la faune ne sont pas conservées dans les sables trop acides. L’industrie lithique laminaire (et lamellaire) est majoritairement faite en silex de provenance locale (silex campanien de la ride anticlinale de Villagrains) et sur silex allochtone de provenance plus ou moins éloignée (alluvions de la Garonne, silex du Bergeracois parvenu sous forme de grands supports, silex d’origine charentaise). L’outillage commun est riche en burins sur lame associées à des grattoirs sur lame brutes ou sur lames retrouchées, à des perçoirs et des becs. L’ensemble évoque clairement le Magdalénien supérieur compte tenu de la présence de pointes à dos et de burins  becs de perroquets. Le gisement a livré un galet de quartzite gravé portant des figurations animales (cheval, grand bovidé, poisson pris dans un filet) et d’un élément anthropomorphe. Ce galet est le premier galet gravé découvert dans un contexte paléolithique dans la Haute Lande.

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Coupe de l'anticlinal de Villagrains (www.valleeduciron.com)

Les gisement aziliens sont tous de plein air et apparemment peu étendus. Ils livrent peu d’outils tandis que les produits de débitage bruts et les déchets de taille sont abondants et majoritairement en silex campanien de Villagrains. Parmi ces gisement, trois ont fait l’objet de sondages : Peyrot, Canet, locus H23 au sud du bourg d’Hostens. Peyrot a notamment livré trois pointes aziliennes mais l’outillage est plus abondant et le débitage comporte des lames et des lamelles, les lames paraissent avoir été détachées au percuteur de pierre. Canet est très pauvre en outils mais les produits de débitage sont très abondant et suggèrent un atelier. Des concentrations de produits de débitage ont été mises en évidence lors de la fouille mais elles sont peut-être dues à des phénomènes de résidualisation, les plus gros éléments ayant été entraînés par ruissellement. Un sondage récent dans le locus H23 a livré une industrie azilienne dans un podzol affectant des dépôts sableux. Des éléments recueillis en surface suggèrent aussi la présence de Sauveterrien.

l'environnement de la fouille de Canet

l'environnement de la fouille de Canet

apparition de l'amas de débitage en silex de Villagrains

apparition de l'amas de débitage en silex de Villagrains

Cette présence épipaléolithique et mésolithique est également connue plus au sud dans la Haute Lande et plus au nord dans la région médocaine. Les gisements de l’intérieur de la Gironde appartiennent à un contexte différent : abris sous roches ou gisements de pieds de falaise, en milieu carbonaté, ce qui a permis la conservation des restes osseux.”

LE MEDOC A L’AGE DU BRONZE - expo-dossier au Musée d’Aquitaine

Posted on décembre 19th, 2008 in ARCHEONEWS, Expositions archéologiques, JOURNAL DE BORD by admin

Evolution de la hache durant l'Age du bronze (d'après le musée de Bourgogne)

Evolution de la hache durant l'Age du bronze (d'après le musée de Bourgogne)

Du 1er décembre 2008 au 1er mars 2009 se tient au musée d’Aquitaine une exposition petite par la taille mais riche de contenu. Cette dernière présente une période appréciée des protohistoriens dans une région où les vestiges ne manquent pas et sont, il faut bien le dire, assez impressionnants !

Vous pourrez admirer le contenu (et le contenant) du fameux dépôt de haches de Saint Germain d’Esteuil, et il faut bien avouer que cela vaut le détour. De plus, cette exposition ne se contente pas de faire un catalogue d’objets remarquables mais permet également de se familiariser avec l’histoire des découvertes… et des découvreurs ! Sans compter une vitrine émouvante pour les archéologues et démontrant au public qu’un site archéologique ne correspond pas qu’à une période définie.

De plus, deux documentaires télévisés sont projetés et concernent le travail effectué sur les haches, tant au niveau de leur restauration que de leur analyse.

Conclusion : une bien belle exposition, agréable à l’oeil bien que sobre, qui permet au novice d’appréhender dans un cadre agréable une période qui ne lui est pas familière, sans donner l’impression de vouloir trop en montrer ; et pour les plus habitués, un simple plaisir à voir présenté un patrimoine régional de première importance dont les yeux ne peuvent se lasser. On ne peut que remercier le conservateur de préhistoire et protohistoire du musée d’Aquitaine d’avoir désiré nous faire partager tout cela.

Petit détail : Entrée Libre !

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