BLOGiferrum : le blog de www.soliferrum.com

15 nov

Quelques modifications

Bonsoir !

J’ai il y a quelques temps remarqué qu’un de mes liens sur Soliferrum ne fonctionnait pas. En effet, depuis la page index, quand on cliquait sur le lien biblio/liens, on tombait sur un site dédié à la photographie. Bref, j me suis fais hacker mais bon, c’est pas grave, ça n’était pas méchant ! Bref, tout ça pour vous dire que c’est réparé. Je suis d’ailleurs en train de travailler sur la bilbio pour la compléter mais ça prend un temps fou, surtout que je me rends compte qu’il est plus pratique de faire les modifications sous word et ensuite de tout faire passer sur ma page dans Dreamweaver. J’ai donc tout transféré sur un document word, mais toute la mise en page s’est barrée !!! La rage totale J’ai 34 pages à refaire ! Il me faudra beaucoup de patience parce que je déteste rédiger la biblio mais bon ! Qu’est ce que je ferai pas pour les quelques personnes qui viennent visiter Soliferrum !

A bientôt

15 nov

Colloque de Sabres : une question sur l’avenir de la recherche, l’airial de Guiraute.

Bon alors là, on sort carrément de la protohistoire mais c’est un sujet qui me passionne et qui a déchaîné les passions de bien du monde. Pendant plusieurs campagnes d’été, ces dernières années, une fouille a été ouverte sur un airial landais. Plusieurs sondages ont été réalisés dans le but de comprendre l’organisation de l’espace et son évolution au cours du temps mais également pour vérifier de quand datent les premiers airiaux. Vaste question qui mérite tout notre intérêt, à nous les Gascons des Landes, qui pour certains vivons dans ces airiaux.

Des datations dendrochronologiques ont été réalisées sur les différents éléments de bois constitutifs d’une maison qui allait être démontée. La fouille des niveaux archéologiques correspondant devaient donc nous éclairer et confirmer les datations proposées par la dendrochronologie. Et c’est là que tout s’est gâté. Alors que les plus anciens niveaux archéologiques ont été datés du début du 16ème siècle, la dendrochronologie donnait des dates beaucoup plus anciennes, les plus anciens éléments de bois étant datés de la fin du 13ème siècle. D’après la dendrochronologue, il ne s’agit pas de remplois de bois anciens. A la suite de ces datations, un lourd débat s’est ouvert entre les différents intervenants du projet, projet sous la tutelle du Parc Naturel Régional des Landes de Gascogne.

Le colloque devait permettre de faire le point sur la question et on pouvait espérer un débat intéressant sur les résultats apportés et leur incompatibilité avec les données archéologiques. Sur la question intervenaient :

- François Lalanne, du Parc, qui devait présenter un sujet sur l’airial de Guiraute, ses habitants et son histoire. Malheureusement, le propre du sujet n’a que très peu été évoqué, au profit des recherches générales réalisées par monsieur Lalanne sur la question des airiaux. Une sorte de justicification de ce qui se passe aujourd’hui. Quelques remarques relativement alambiquées ont été relevée mais celle que je préfère : puisque que l’on voit que la représentation de l’airail de Batharière (entre Labrit et Luxey, un endroit magique dont on ne voit plus aujourd’hui que le puits en bord de route) varie très peu entre le cadastre 19ème, la carte de Belleyme et un plan du 17ème, il est probable que les représentations que nous avons des airiaux sur les documents du 19ème nous donnent une vision de l’état du 14ème siècle….. que dire…..

- Yan Laborie, qui a présenté les premiers résultats de fouilles de l’airial de Guiraute, de manière claire et précise. Honnêtement, rien à redire, c’était une présentation intéressante, notamment sur le déplacement de certaines maison au cours du temps. Bref, un vrai travail d’archéologie !

- Evelyne Ballion, architecte, nous a proposé une restitution des différents états du bâtiment en se servant des données dendrochronologiques obtenues par B. Szepertyski. Une simple remarque d’ordre archéologique concernant les dés d’assise de la maison : à mon humble avis, ce n’est pas parce qu’un dé est plus profond qu’un autre qu’il est plus ancien. Surtout quand après m’être renseignée j’ai su que les niveaux de sols déjà existants avaient été coupés nets pas la mise en place de ces éléments. Rien qu’avec ça, on peut déjà dire : TRAVAIL A REVOIR !

- Béatrice Szepertyski était censée nous présenter les résultats de ses datations… son absence a été jugée par tous bien regrettable… mais bon, pas de commentaire… Du coup, c’est H. Goulaze, du Parc, qui a dû lire les résultats car le power point était lui bien là. Deux choses à dire : 1. les attaques personnelles n’ont rien à faire dans un colloque, nous ne sommes pas là pour nous entretuer mais pour présenter nos résultats à un public qui n’a que faire de ces querelles. 2. De quel droit une personne censée être spécialiste en dendrochronologie se permet de reprendre les conclusions d’un archéologue en remplaçant les données de fouilles par ses propres résultats. Ce n’est absolument pas de votre ressort, madame, ne mélangeons pas tout ! Vous n’êtes pas archéologue !

-Bénédicte Boyrie Fénié, qui avait déplacé sa communication le samedi, présentait l’étude de la micro toponymie de Guiraute et de ses environs. Comme toujours, nous avons été face à une communication claire, très intéressante, agrémentée de quelques bouts de phrases en gascon, qui même si on ne parle pas la langue, étaient tout à fait compréhensibles. De plus, le sourire permanent de l’intervenante a véritablement ensoleillé la journée !

- Marie Pérès quant à elle devait présenter l’apport de la 3D à l’archéologie du bâti, communication que j’attendais avec impatience. Je pense que mes propos seront considérés comme durs mais honnêtement, son discours était risible, sur-intellectualisé et à la limite du supportable. J’ai participé à bien des colloques mais c’est la première fois que je suis confrontée à un discours si peu constructif, présenté par une personne qui est persuadée d’être brillante. Comme un de mes voisins me l’a justement dit : “on se demande comment on a pu monter Marquèze sans elle”. De plus, lorsque l’on réalise qu’un discours n’intéresse pas, on s’adapte à son public, mais pour ça il aurait fallu que cette jeune personne le réalise… Un peu de modestie n’a jamais fait de mal à personne. Une petite citation pour le plaisir “la poétique de l’espace, ce n’est pas de la poésie vous voyez”… on image le reste !

En conclusion, je vous dirai que je suis relativement déçue par ce dimanche de colloque. Aucun véritable débat n’a été mené, sûrement pour éviter l’inévitable : une confrontation brutale entre les deux partis. Dernier point : la maison qui a été démontée devrait être remontée à Marquèze. Une simple question : dans quel but ? Nous avons également été confrontés à une présentation d’un jeune architecte qui proposait la mise en place de documents multimédias présentant les données correspondant à cette maison… les données de B. Sepertyski ! Aucune remise en cause soit dit en passant !

Mais Marquèze nous apprend on, a été recrée selon les documents anciens afin que le visiteur ait une vision réaliste de l’espace de l’airial. Quand on est guide à Marquèze, et je sais de quoi je parle, on sait que l’organisation correspond à une division de l’espace réfléchie et reconnue par les spécialistes. L’intégration d’une nouvelle maison n’apportera rien et remettra totalement en cause cet espace rationnel. Le public n’aurait il pas été plus sensible à un regain d’animation, le public n’aurait il pas voulu se sentir changer de monde non pas grâce aux bâtiments mais en ayant l’impression d’être revenu dans un lieu vivant ?

On ne peut terminer que par les points de suspension…

09 nov

colloque de sabres

Bonjour à tous!

Hier s’est tenu à Sabres la première journée du colloque. Journée passionnante d’ailleurs qui a permis de montrer à quel point la Lande n’est pas si déserte que ça. Je ne suis pas en mesure pour le moment de vous expliquer en détail le contenu des conférences, faute de temps (je repars d’ici peu pour les conférences de cet après-midi),mais j’espère pouvoir vous tenir au courant de tout ce qui a été dit. Ca a été aussi pour moi l’occasion de rencontrer une élue motivée qui s’intéresse au patrimoine, d’une grande gentillesse et d’une grande lucidité avec qui j’ai pu avoir un échange des plus intéressant sur l’intégration du patrimoine et de l’archéologie à la vie des communes.

Aujourd’hui, a journée risque d’être animée car nous nous trouverons face au problème qui a agité la communauté scientifique ces deuxdernières années, celui des airiaux landais. Ce n’est certes pas de la ptrotohistoire mais le sujet est véritablement intéressant (et puis on ne peut pas toujours rester sur le même chemin !).

J’espère que j’aurais le temps ces prochains jours de vous raconter le colloque mais je ne peux rien assurer car je repars surbordeaux et je ne suis pas sûre que la connexion internet ait été établie là-bas.

A très bientôt pour de nouveaux échanges!!!

07 nov

Je me fais un peu de pub en passant…

Bon ben fallait que ça arrive, je me fais un coup de pub… c’est presque gênant… mais bon ça sert aussi à ça un blog il paraît !

Enfin voilà…

Le 4 décembre, je fais une conférence à l’Aquaforum à Bègles Rives d’Arcin sur les pratiques funéraires au Premier Age du Fer dans le sud-ouest. Normalement c’est à 18h30.

Donc si vous êtes dans le coin et que par hasard vous ne savez pas quoi faire, ou que vous vous ennuyez, ou que vous avez un plan qui est tombé à l’eau, ben hésitez pas à passer (juste histoire d’être sûre qu’il y aura un peu de monde!)

Voilà ! C’est fait !

07 nov

hebdonews: que d’interrogations!

Bonjour !

Comme vous pouvez le constater,j’adore inventer des mots…enfin là, j’ai pas inventé grand chose soyons honnête !Mais je trouve que ça fait “style journalistique”, ça ferait même presque sérieux ! Trêve de plaisanterie et passons aux choses sérieuses !

Nous ne parlerons pas du temps gris et maussade, cela ne ferait qu’ouvrir la porte au cafard automnal. Après quelques recherches fructeuses, il semble que de nouveaux axes de recherche vont pouvoir être envisagés pour l’étude du site, car il n’y a pas à dire, il nous est nécessaire de comparer pour essayer de comprendre. Eh oui, pauvres de nous, nous travaillons sur un site qui a livré beaucoup de mobilier mais peu de structures évidentes, surtout en ce qui concerne les structures relatives à l’habitat même. Un habitat protohistorique sans trou de poteaux ou sablières visibles, sans niveaux de sols apparents et soudain on se sent perdu… Comment comprendre ? Comment interpréter ? Comment différencier le dehors du dedans ? Et comment vérifier certaines hypothèses quand tous les documents nécessaires ne sont pas disponibles (ça c’est abominablement frustrant mais heureusement simplement passager).

On final surgissent bien des interrogation :regardons-nous de la bonne manière ? Ne voyons-nous pas ce que nous avons envie de voir ? Comment ne pas franchir le seuil étroit qui sépare l’hypothèse de la surinterprétation ? Le site que nous avons à traiter nous renvoie à toutes ces questions. Il faut à chaque instant se remettre en cause, vérifier avec autant de documents photographiques possibles les données que nous avançons. Vérifier, encore et toujours vérifier… Certains diront que cela tient de l’obsession mais toute une interprétation peut être remise en cause par une simple erreur de relation stratigraphique. Mais finalement, cette remise en question est la seule chose qui peut nous permettre de rester dans le vrai, ou tout du moins de l’approcher le mieux possible avec les éléments que le sol veut bien nous livrer.

Ce sol si particulier… qui nous en a fait voir de belles ! Niveau couleur ça allait du brun….. au brun, en passant par des nuances à la limite de ce que l’oeil peut discerner. Mais cela n’avait pas grande importance puisque la couleur n’était en rien caractéristique des couches anthropiques. Quand la Nature elle même nous joue des tours… A partir de là, la définition de l’unité stratigraphique se complique. Par quels éléments étaient donc caractérisés nos couches archéologiques ? Les épandages de tessons…oui mais un épandage, ça fonctionne comment ? Sous les yeux, nous n’avions qu’un mille feuille de tessons de céramique, mais sur une épaisseur extrêmement restreinte. Bref, pas facile d’appréhender la stratigraphie ! Seules les structures étaient véritablement parlantes mais là encore bien des questions se posent, notamment celles que j’ai évoqué plus haut!

Ce site sera à terme une source d’information énorme concernant l’habitat de l’Age du Fer dans la région. Mais j’espère sincèrement que ceux qui étudierons le site ou qui simplement s’intéresseront aux publications réaliseront le travail qui aura été fait pour en arriver à ces conclusions et à ces nouvelles hypothèses. Je crois que l’on ne voit jamais assez ce qu’il y a derrière une publication de site. et c’est seulement quand on commence participer à une étude de site que l’on se rend compte de l’étendue du travail à faire (et des heures que l’on va y passer).

Sur ce, bonne soirée et peut-être à demain pour ceux qui vont au colloque de Sabres !!!

02 nov

protohistoire en aquitaine, du nouveau !

Bonjour à tous !

Je voulais mentionner la fouille qui a été menée ces derniers mois à Claracq, Pyrénées-Atlantiques. Sur le tracé de l’A65, une équipe de l’INRAP, menée par J.-F. Chopin, a mis au jour un tumulus, présentant un fossé et une structure à galets. La fouille a permis de dater du néolithique final/chalcolithique la structure. Pour plus de précisions, rendez-vous sur le site internet de l’inrap !

01 nov

Le colloque de Sabres approche !

Attention ! Plus que quelques jours avant le grand évènement !

J’espère que vous viendrez nombreux découvrir le patrimoine landais !

Début des hostilités samedi 8 novembre, le matin ! (ben oui, quand on aime, on se lève même le weekend)

01 nov

Les affaires reprennent !

Bonjour à tous !

Ouah, enfin un peu de temps pour écrire. Depuis mon déménagement, le transfert de compte internet prend du temps et donc, pas de connexion ! Quelle angoisse ! J’ai à peine le temps de regarder mes mails durant la semaine !

Enfin ! Je travaille en ce moment au Musée d’Aquitaine à Bordeaux, sur la post-fouille du site de Lacoste. Le musée nous héberge le temps de la post-fouille, ce qui nous permet d’être près du matériel archéologique. Il n’est bien sûr pas question de l’étudier de manière exhaustive mais des vérifications s’imposent !

Un exemple : cette semaine, je rédigeai tranquillement la description d’une concentration de plaque foyer qui n’avait pas été très bien comprise à la fouille. En étudiant de près les photos, quelques éléments céramiques appartenant au radier de tessons supportant l’argile cuite m’ont sauté aux yeux. Du coup, j’ai été cherché le mobilier correspondant en réserve et je me suis retrouvée en train de remonter un vase. Les tessons de ce dernier étaient étalés sur une surface importante mais le fait que le vase remonte prouve la contemporanéité des éléments. C’est passionnant !

D’ailleurs, si cela vous intéresse, quelques éléments mobiliers du site ont été mis en vitrine, ainsi qu’un moulage de la plus belle plaque foyer du site. Un très beau travail ! Vous verrez notamment un vase trouvé dans une petite fosse (j’ai les autres dans mon bureau), des fibules, des fragments de bracelets en verre, et comble du bonheur, un lingot de fer.

Le seul problème d’importance que nous rencontrons pour le moment concerne le mobilier en fer. malgré une première restauration, les objets “bougent” et sont donc repartis dans un bain stabilisateur. Tant pis, on les verra plus tard !

06 sept

Colloque de Sabres

Voilà le programme d’un colloque qui se tiendra à Sabres (40, Landes), le samedi 8 et le dimanche 9 novembre 2008. Ce colloque est chargé de présenter les résultats de deux Programmes Collectifs de Recherches. Le premier, mené par l’équipe du CRAL (Centre de Recherches Archéologiques sur les Landes, a eu pour objectif de montrer la complexité du peuplement des Landes depuis le Paléolithique Supérieur et de mettre en évidence les paysages anciens pas des études paléoenvironnementales. Le second s’intéresse à la formation des airiaux landais et à l’architcture des maisons traditionnelles landaises. Quoi qu’il en soit, une mise à jour des données archéologiques correspondant à cette région s’impose et on espère que ce colloque se chargera de faire un point nouveau sur différentes questions d’importance.

PROGRAMME
Le peuplement de la lande. Thématique I : “Des lagunes …”
_ Jean-Pierre TEXIER, “La formation des lagunes”.
_ Didier GALOP, avec la collaboration d’Élodie FAURE, “Analyses palynologiques de quelques tourbières des Landes de Gascogne”.
_ Michel LENOIR. Gwénolé BELBEOC’H, “L’Azilien de la région d’Hostens (Gironde)”.
_ Jean-Claude MERLET, “Les chasseurs-cueilleurs du Mésolithique dans la Grande Lande”.
_ Julia ROUSSOT-LARROQUE, “Les armatures de flèches du Mésolithique dans les Landes de Gascogne”.
_ Didier VIGNAUD, “L’artisanat des produits goudronneux dans les Landes de Gascogne durant l’Antiquité”.
_ Hervé BARROUQUERE. “Du haut Moyen Âge jusqu’au XIVe siècle dans la Grande Lande : habitats, artisanat potier”.
_ Jean-Pierre LESCARRET. “Quelques clés de lecture des paysages grand-landais”

Posters :
_ Jean-Pierre TASTET et al. .”Les dunes de la Grande Lande”.
_ Bernard GELLIBERT. “Les implantations humaines au Néolithique final et au début de l’âge du Bronze autour des lagunes au sud de la Grande Lande”.
_ Marie BILBAO, “Les sites funéraires de l’âge du Fer dans les Landes de Gascogne”.
_ Julia ROUSSOT-LARROQUE, “Les sépultures du premier âge du Fer de Pignotte (Moustey, Landes)”.
_ Laurent CALLEGARIN. “La circulation monétaire dans la Grande Lande durant l’Antiquité”.
_ Bénédicte BOYRIE-FÉNIE, “Toponymie et recherche archéologique dans les Landes de Gascogne”.

Le peuplement de la lande. Thématique II : “…aux airiaux.”
_ François LALANNE, “Le quartier de Guiraute à Sabres (ses airiaux, ses familles) au fil du temps”.
_ Yan LABORIE, “Fouiller le sous-sol d’un quartier landais : l’exemple de Guiraute”.
_ Evelyne BALLION, “Analyse du bâti landais à pans de bois et torchis à partir du démontage de la maison “Malichecq” de Guiraute.
_ Béatrice SZEPERTYSKI, “Datation des bois de la maison “Malichecq” de Guiraute : l’apport de la dendrochronologie”.
_ Bénédicte BOYRIE-FÉNIE, “La micro-toponymie de Guiraute et des espaces limitrophes : les noms de lieux nous parlent”.
_ Marie PÉRÈS, “La 3D au service de l’archéologie du bâti : l’exemple de la maison “Malichecq” de Guiraute.

Bulletin d’inscription:

Nom et Prénom :
……………………………………………………………..
Adresse :
……………………………………………………………..
Tél. :
……………………………………………………………..

Frais de participation au colloque :
*Inscription (actes du colloque compris) :
Tarif I - 40 euros x (nombre de personnes :    )= ……. euros
Tarif II - 25 euros x (nombre d’étudiants :    )= ……. euros

*Repas de midi du samedi 8 novembre :
16 euros x (nombre de personnes :    )= ……. euros

*Repas de midi du dimanche 9 novembre
16 euros x (nombre de personnes :    )= …….. euros

TOTAL ……. euros

Prière de :
-renvoyer votre Bulletin d’inscription au Parc Naturel régional des Landes de Gascogne, 33, route de Bayonne. 33 830, Belin-Beliet. Libeller votre chèque à l’ordre du Trésor public.

31 août

Les sites archéologiques et le public

Que ce soit en archéologie préventive ou programmée, il est parfois possible au public de venir visiter les sites en cours de fouille. Cette année, à Biganos, nous avons mis en place des visites guidées, permettant à la fois aux gens du coin et aux vacanciers de découvrir le patrimoine archéologique de leur région de vacance. Au début, je ne pensais pas que l’on recevrait beaucoup de monde, mais finalement, les visiteurs se sont fait nombreux, ce qui montre bien l’attrait qu’exerce le patrimoine et notamment l’archéologie sur le public.

Il a fallu faire face à des publics divers, certains complètement néophites, d’autres un peu calés en ce qui concerne l’histoire de la région. Chacun pouvait y aller de questions et remarques en tout genre. Dans la grande majorité des cas, les gens étaient véritablement émerveillés par ce qu’ils voyaient et certains n’hésitaient pas à demander s’il était possible de venir participer l’année prochaine. D’autres, émus à l’évocation des sépultures mises au jour, nous disaient être heureux que l’on fasse revivre la mémoire de ces défunts oubliés. D’autres encore nous demandaient pourquoi nous ne travaillions pas à l’année sur le site. Bref, en trois semaines,  nous avons pu faire entrer dans le monde de l’archéologie des visiteurs bien différents les uns des autres. Certains revenaient parfois, voir l’avancement des travaux. J’ai su après certaines visites que des personnes ne regarderaient plus jamais ce petit coin de bassin de la même manière. J’ai vraiment eu l’impression de me rendre utile ! Ca a été vraiment très enrichissant !

A côté de ça, quelques vacanciers désagréables, nous jetant quelques remarques désobligeantes au passage ou cherchant à nous apprendre notre métier. Le pire à entendre a été la réplique suivante “j’espère que vous n’êtes pas payés pour faire ça !”. Je ne l’ai pas entendu de mes propres oreilles mais ma collègue en serait tombée à la renverse ! NOUS fouillons, c’est VOTRE histoire… ça n’avait pas l’air de trop parler à cette désagréable personne !

Mais au final, l’expérience est à mon sens plus que concluante : le public aime son patrimoine et regrette que l’on ne s’y attarde que si peu. Imaginez le regard des gens quand vous leur mettez dans les mains un morceau de céramique de 2000 ans ou que vous leur présentez un squelette du 10-12ème siècle ! Leur regard s’illumine complètement. Je n’oublierais jamais certaines poignées de mains chaleureuses à la fin de la visite et les regards émus de ceux qui habitent aujourd’hui sur la cité boiate.

Alors qu’on vienne me dire que le patrimoine et la culture n’intéressent personne !

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