Adieu les commentaires

Posted on mai 30th, 2009 in DIVERS, JOURNAL DE BORD by admin

Suite à un petit incident technique (bon, en fait, c’est ma faute !), les commentaires que vous avez laissé sur le blog ont tous disparu, pour mon plus grand désespoir. N’hésitez pas à poster de nouveau ! Et promis, maintenant je fais attention !

Chantiers bénévoles été 2009

Posted on mai 30th, 2009 in JOURNAL DE BORD, SUR LE TERRAIN, chantiers de fouilles by admin

http://www.culture.gouv.fr/culture/fouilles/

+ 1 en Gironde :

- Tumulus des Sables à Saint-Laurent du Médoc : néolithique final et campaniforme

+ 3 en Dordogne :

- Roc de Marsal - paléolithique moyen

- Castanet - Aurignacien

- Chauriaux : 1er-3ème siècle

+ 1 dans les Landes :

- Banos Marseillan : protosolutréen

+ 6 en Pyrénées Atlantiques :

- Arancou, grotte de Bourouilla : Magdalénien supérieur

- Arudy, grotte de Laa 2 : Magdalénien, néolithique, âge du fer, antique

- Guéthary : bassins à salaisons du Haut-Empire

- Laruns, estive d’Anéou : estive pastorale de l’antiquité tardive et une autre de l’Age du Bronze (1 en juillet, l’autre en aout).

- Grotte d’Isturritz : aurignacien

Les intémpéries du mois de mai….

Posted on mai 13th, 2009 in DIVERS, JOURNAL DE BORD by admin

Bon, le mois de mai de cette année n’est pas le meilleur que nous ayons eu… Réveil en fanfare à 03h40 : éclairs, tonnerre, et pluie de grêlons bien dense ! Et rebelote vers 05h00. Bref, les jardins ont été mis à mal et mon joli potager que je venais de finir est ruiné ! Sans compter la tâche d’humidité qui décore maintenant le plafond de la salle de bain !

J’ai ainsi pu revenir au joies du terrain : j’ai écopé le potager pendant 1h !!!!

En espérant que les légumes veuillent bien pousser malgré leur piteux état !

quelques nouvelles

Posted on avril 30th, 2009 in JOURNAL DE BORD, SUR LE TERRAIN by admin

Bonjour à tous,

Cela fait maintenant un bon moment que je n’ai pas eu l’occasion d’écrire sur mon blog. En effet, la fin du mois de mars a été riche en émotion puisque j’ai terminé mon contrat de post-fouille de Lacoste et que j’ai déménagé. Nous avons ainsi quitté les Landes pour aller en Gironde, là où il y a du travail… Nous habitons près de Langoiran, dans une charmante petite maison avec un jardin. C’est un vrai bonheur ! Il m’a fallu attendre le retour d’internet pour enfin pouvoir m’occuper de mon site et du blog.

Peu de nouvelles au niveau archéologique : l’inrap est à l’heure actuelle dans une situation peu enviable puisque nombre de cdi sont non affectés. On envoie alors les personnes dans les interrégions adjacentes afin de les faire travailler. Du coup, il n’y a plus beaucoup de place pour les cdd.

Sinon, en ce moment, il y a deux chantiers en cours sur Bordeaux : l’ilôt Fly et le parvis de la cathédrale. Ces deux opérations sont menées par les responsables d’opération de la société Hadès. Sur le bassin d’Arcachon, Luc Wozny (inrap) fouille un site antique sur la commune d’Audenge.Deux chantiers sont également prévus dans les Landes, sur la commune de Pouydesseaux : un chantier proto (inrap) et un médiéval (hadès).

A noter également la prochaine tenue du colloque afeaf de Caen, axé sur les pratiques funéraires au deuxième age du fer, auquel je ne pourrai malheureusement pas aller et pour lequel j’ai dû annuler ma communication.

La suite au prochain numéro !

Nouveau projet de médiatisation…

animateur_conferencierBonjour à tous,

Comme je l’ai mentionné à plusieurs reprises sur le blog, la sensibilisation au patrimoine et à la culture n’est pas assez développée par chez nous. Les opérateurs d’archéologie ont rarement du temps à consacrer au public et depuis quelques temps, nous passons pour de méchants archéologues empêchant le pays de se construire… ou tout du moins de construire tout court. Malgré le développement d’un service de communication au sein de l’opérateur préventif principal de notre pays, il semble que le citoyen lambda, bien que curieux et ouvert à notre discipline se sente rejeté. Le manque d’information est à mon sens un des problème inhérent à l’archéologie aujourd’hui : archéologie qui se définit par des budgets de plus en plus réduits, par le manque d’effectif parfois (non non, pas le manque d’archéologues, le manque d’effectifs alloués), et surtout par une volonté nationale de nous voir décamper le plus rapidement des terrains, si ce n’est de nous empêcher d’y aller par divers procédés légaux que nous n’aborderons pas ici.

Quoi qu’il en soit, j’essaie chaque année d’allouer du temps aux associations locales qui sont généralement friantes de conférences sur le patrimoine archéologique de leur commune et de leur région. Depuis maintenant quelques temps, je suis entrée en contact avec la mairie d’A…… (dont je tais le nom tant que je n’ai pas parlé de mon laïus aux intéressés) afin d’essayer d’organiser une Journée d’Archéologie au début de l’été.

La personne chargée de la culture est quelqu’un de motivé, qui aime le patrimoine, l’histoire et l’archéologie - ce qui montre bien que tous les élus ne sont pas insensibles ! Nous avons d’ores et déjà posé quelques axes de réflexion pour consacrer un peu de temps à ceux qui voient parfois défiler près de chez eux les archéologues sans avoir pu leur parler. Le but est simple : proposer à la fois une conférence et une micro-exposition pour les adultes mais peut-être également un déplacement dans les écoles primaires. L’objectif aurait été d’aller visiter avec les enfants un chantier préventif se tenant dans la commune : cependant, l’opérateur n’est pas encore connu de la mairie, ce qui nous bloque un peu. Encore une fois l’idée du livret pédagogique refait surface, et ce sera probablement l’occasion d’en créer un, destiné à un jeune public (et aux parents curieux bien entendu !)

Bref, pas mal de travail en perspective mais un projet qui permettra peut-être de réveiller quelques consciences tout en instruisant les plus jeunes de l’importance du patrimoine qu’ils ont sous leur pieds ! Evidemment, tout cela reste local, mais il faut bien débuter et qui sait, on peut peut-être attendre un effet boule de neige !

A très bientôt

Christianisation et peuplement des campagnes entre Garonne et Pyrénées, IVe-Xe siècles

Posted on mars 5th, 2009 in JOURNAL DE BORD, Monographies, PUBLICATIONS by admin

publications-blogpar Marie-Geneviève COLIN. Archéologie du Midi Médiéval, suppl. n° 5.

Un très bon ouvrage présentant une méthode plus que satisfaisante, grâce à un croisement objectif de toutes les données que nous possédons sur cette période méconnue. Un travail de longue haleine à n’en pas douter (une magnifique thèse en l’occurrence), et des résultats alléchants comme vous pouvez le constater grâce au sommaire qui fait suite !

Bon, je vais être honnête, ce n’est pas moi qui ait tout recopié mais comme c’est un bouquin que j’ai offert à ma moitié… ben je me suis un peu servie au passage !!! Lamentable non ?!

Si ce bouquin vous intéresse, vous pouvez aller faire un tour sur le site suivant qui présente les publications de l’association :

Centre d’Archéologie Médiévale du Languedoc

Préface
Introduction générale
PREMIÈRE PARTIE : CADRE ET DONNÉES DE L’ENQU TE
Chapitre 1 Le cadre de l’enquête
1.1 Cadre et limites géographiques
1.2 Limites chronologiques et cadre évènementiel
1.3 Historiographie

Chapitre 2 Sources et matériaux disponibles
2.1 Les sources écrites de l’Antiquité tardive et du Haut Moyen Age
2.1.1 Les actes des conciles
2.1.1.a Les listes épiscopales
2.1.1.b Le contenu des canons
2.1.2 Les sources littéraires
2.1.3 Les chartes du Haut Moyen Age
2.1.4 Les témoignages épigraphiques
2.2 Sources d’archives et bibliographiques, documents graphiques et toponymie
2.3 La recherche archéologique
2.3.1 Bilan des acquis
2.3.2 Les campagnes de sondages conduites à Valentine (Haute-Garonne) et Maubourguet (Hautes-Pyrénées)
2.3.3 Une série-test d’analyses au radiocarbone

Chapitre 3 Le corpus des édifices et objets du culte chrétien dans les campagnes de Novempopulanie (IVe-Xe siècles)
3.1 Réalisation et validation du corpus
3.1.1 Élaboration et réalisation du corpus
3.1.2 La vérification sur le terrain des données publiées
3.2 Présentation d’ensemble des résultats du corpus
3.2.1 Répartition géographique des données
3.2.2 Classement par indices de fiabilité
3.2.3 Répartition chronologique des données
3.2.4 Étude des vocables

DEUXIÈME PARTIE : CAS PRIVILÉGIES ET MONOGRAPHIES SIGNIFICATIVES
Chapitre 4 Trois études de cas
4.1 L’ensemble cultuel et funéraire d’Arnesp à Valentine (Haute-Garonne)
4.1.1 Historique des découvertes
4.1.1.a Les découvertes depuis le XIXe siècle
4.1.1.b La fouille et l’interprétation de George Fouet
4.1.2 Une nouvelle lecture du site
4.1.2.a Nature et datation du bâtiment nord-ouest
4.1.2.b L’implantation primitive
4.1.2.c La construction d’une église
4.1.3 D’intéressantes caractéristiques décoratives et architecturales
4.1.3.a Sculpture ornementale et mobilier liturgique
4.1.3.b Un courant architectural transpyrénéen?
4.2 Le site de Géou à Labastide d’Armagnac (Landes)
4.2.1 Historique des recherches et présentation du site
4.2.1.a La uilla antique
4.2.1.b Les fours de potiers et la nécropole
4.2.2 Deux édifices religieux juxtaposés
4.2.2.a La petite église septentrionale arasée
4.2.2.b La longue église méridionale
4.2.3 Analyse critique, étude comparative et éléments d’interprétation
4.3 Le site de Saint-Girons à Maubourguet (Hautes-Pyrénées)
4.3.1 Historique des découvertes
4.3.2 Résultats du diagnostic archéologique réalisé en 2003
4.3.2.a Un bâtiment thermal de la fin de l’Antiquité
4.3.2.b Nature et datation du mu terminé par une abside
4.3.2.c La nécropole
4.3.2.d Un habitat du Haut Moyen Age?
4.3.3 Synthèse et interprétation

Chapitre 5 Résultats monographiques significatifs : les certitudes, les confirmations
5.1 Édifices cultuels attestés par les sources écrites
5.1.1 Les témoignages littéraires et hagiographiques de l’Antiquité tardive
5.1.1.a Le cas particulier de Primuliacum
5.1.1.b Les édifices chrétiens des agglomérations secondaires
5.1.1.c Les églises rurales
5.1.2 Les sources écrites du Haut Moyen Age
5.1.2.a Les églises de uillae
5.1.2.b Les fondations monastiques
5.2 Édifices chrétiens attestés par l’archéologie
5.2.1 Les monuments de l’Antiquité tardive
5.2.1.a Des premiers édifices associés à des agglomérations routières
5.2.1.b Les oratoires construits dans les uillae
5.2.2 Les édifices du Haut Moyen Age
5.3 Eléments sculptés en remploi et objets à décor chrétien
5.3.1 Mobilier liturgique et éléments d’architecture en remploi
5.3.1.a Le mobilier liturgique
5.3.1.b Les chrismes et décors de linteaux
5.3.2 Les inscriptions, sarcophages et objets à décor chrétien
5.3.2.a Les inscriptions et épitaphes chrétiennes
5.3.2.b Les sarcophages à décors chrétiens
5.3.2.c Objets domestiques et éléments de parure à décor chrétien

Chapitre 6 Résultats monographiques significatifs : les sites potentiels
6.1 Les nécropoles du Haut Moyen Age succédant à des habitats ruraux antiques
6.1.1 Les cimetières implantés dans les uillae
6.1.1.a Les données ponctuelles
6.1.1.b Deux sites majeurs
6.1.2 Les cimetières de uillae associés à une église médiévale
6.1.2.a Les églises aujourd’hui disparues
6.1.2.b Les établissements monastiques
6.1.2.c Les églises en élévation ou ruinées
6.2 Les églises implantées sur des établissements ruraux antiques
6.3 Les églises implantées sur des sites cultuels ou funéraires antiques
6.3.1 Les objets sculptés en remploi
6.3.2 Découvertes archéologiques associées à des églises riches en remploi
6.4 La christianisation dans les petites agglomérations
6.5 Les implantations du Haut Moyen Age indépendantes de tout substrat antique

TROISIÈME PARTIE /ESQUISSE DE CHRONOLOGIE RÉGIONALE ET ASPECTS PRINCIPAUX DE LA CHRISTIANISATION
Chapitre 7 Esquisse de chronologie régionale
7.1 Le IVe siècle : état des lieux
7.2 Du Ve au milieu du VIIe siècle : une première phase de structuration religieuse des campagnes
7.3 Deuxième moitié du VIIe et VIIIe s. : une seconde phase de développement
7.4 L’évolution avant l’an mil : vers de nouveaux horizons
7.5 Éléments de comparaison et de conclusion

Chapitre 8 Architecture cultuelle, décor et mobilier : quelles spécificités en Novempopulanie?
8.1 L’architecture cultuelle
8.1.1 Les édifices cultuels de première génération
8.1.2 Les églises de seconde génération
8.2 Le décor architectural et le mobilier liturgique

Chapitre 9 Christianisation et peuplement dans les campagnes de Novempopulanie?
9.1 Pôles d’implantation, bâtisseurs et fonctions des églises rurales
9.2 La relation habitat-nécropole-église et l’épineuse question de la continuité
9.3 Encadrement religieux et peuplement des campagnes à la fin du Haut Moyen Age

CONCLUSION GÉNÉRALE

Bibliographie
Liste des abréviations
Fonds d’archives consultés
Sources antiques et médiévales
Études modernes

Cartes et figures couleur

Liste et numérotation des fiches du corpus

Index des noms de lieux

Remerciements

Cédérom : 900 pages de texte et d’illustrations : Corpus des édifices et objets ruraux de culte chrétien en Novempopulanie.

C’était le weekend dernier : colloque Salies de Béarn

Posted on février 19th, 2009 in Colloques - Conférences, JOURNAL DE BORD by admin

Bonjour à tous !

N’ayant que peu de temps à moi en ce moment, je me contente de vous donner le sommaire du colloque de Salies-de-Béarn :

- D. Millet : Recherches sur le Paléolithique ancien dans le sud de l’Aquitaine.

- C. Normand (SRA Aquitaine) : Les campagnes de fouilles de 2006 à 2008 à la grotte d’Isturitz.

- C. Calastrenc, M. Le Couédic : Premiers éléments de chronologie de l’activité pastorale en vallée d’Ossau (estive d’Anéou).

- B. et M. Morlaas : Salies de Béarn, Hélios II, Labarthe 2008.

- J.-C. Merlet : Le projet collectif de recherches “Lagunes des Landes de Gascogne” (2004 - 2008) : un bilan.

- G. Parent : Fouilles et sondages dans les mines antiques de la vallée de Baïgorry.

- N. Aubert : Entre Ebre et Garonne : contrôle et organisation de l’espace pyrénéen occidental (IIIème siècle avant J.-C. - IIème siècle après J.-C.)

- C. Goulaye : Fouilles récentes à Lescar-Beneharnum, quartier du Vialèr : étude du matériel céramique et premières interprétations.

- O. Ferullo (SRA Aquitaine) : Aperçu de quelques fouilles préventives récentes dans le sud de l’Aquitaine.

A noter l’intervention d’O. Ferullo concernant l’encadrement par le SRA des surveillances de travaux réalisées par les bénévoles et amateurs. Rappelons que la nouvelle législation raccourcit les délais de prescriptions des diagnostics et des fouilles. Ca sent la déprescrition à tout-va ! Et il est à craindre que nombre de sites archéologiques ne puissent plus être diagnostiqués par l’Inrap et/oui fouillés par les entreprises possédant l’agrément.

A noter aussi en prévision l’organisation de Journées Régionales d’Archéologie pour juin prochai0n à Bordeaux qui permettront de présenter les dernières recherches dans notre région. Il faut dire qu’avec tous ces travaux préventifs, on ne risque pas de manquer de participants ! Et c’est sans compter sur tous les bénévoles et amateurs qui j’espère feront le déplacement pour présenter leurs travaux. Et soudain je me mets à rêver d’une totale collaboration entre le monde des professionnels et des bénévoles, chacun apportant sa pierre à l’édifice de la connaissance du patrimoine régional…

Tempête 2009

Posted on janvier 26th, 2009 in DIVERS, JOURNAL DE BORD by admin

Bonjour à tous,

Après la tempête qui a ravagé le sud-ouest ce weekend, je voudrais souhaiter bon courage à tous ceux qui ont eu des dégâts ou qui sont encore sous le choc. A l’heure actuelle, on estime que la forêt landaise a été détruite à 60%, voire 80% dans certaines localités. Encore de nombreux foyers sont sans eau et sans électricité. On ne peut par contre que féliciter les équipes qui sont sur le terrin et qui travaillent dur pour désenclaver certains quartiers. J’espère avoir des nouvelles des quelques personnes venant sur le blog et qui peuvent consulter internet - j’espère sincèrement que tout le monde va bien.

Bon courage à tous

Exposition : La voie de Rome, Archéopôle d’Aquitaine

Posted on janvier 6th, 2009 in ARCHEONEWS, Expositions archéologiques, JOURNAL DE BORD by admin

Une aquarelle de J.-C. Golvin (quelques oeuvres de ce grand monsieur sont présentées à l'exposition)

Une aquarelle de J.-C. Golvin (quelques oeuvres de ce grand monsieur sont présentées à l'exposition)

A l’Archéopôle d’Aquitaine, en ce moment, vous pouvez découvrir une très belle exposition dont vous trouverez le compte-rendu ci-dessous. Cette exposition, richement illustrée, tant par le mobilier qu’elle révèle que par des documents iconographiques qui nous sont présentés, ravira petits et grands. Et pour les fans des aquarelles de J.-C. Golvin, quelques aquarelles sont présentées, permettant de rendre concrète la vie durant l’époque gallo-romaine.

Par l’Institut Ausonius – Archéopôle d’Aquitaine

L’exposition “La Voie de Rome” est l’occasion d’illustrer les résultats de deux programmes collectifs de recherche innovants : “Le Système portuaire Narbonnais entre Méditerranée et Atlantique” et “L’organisation des productions céramiques en Aquitaine Romaine” (PCR 2006-2008).

Ces programmes mettent en lumière les relations historiques et le développement économique des échanges sur l’Arc atlantique entre Bordeaux et Rome via son principal port de méditerranée, Narbonne.

La pérennité de l’axe qui relie la Méditerranée (mare nostrum) à l’Atlantique (mare exterior) est illustré par la proximité, voire la superposition de la voie antique avec les réseaux de communication actuels. Aux extrémités de cet axe, les ports ont été les principaux lieux de redistribution. Sur la côte méditerranéenne, du Rhône à la frontière pyrénéenne, les ports d’Agde, Lattes et Narbonne ont réceptionné les produits venant d’Italie, d’Espagne, d’Afrique et d’Orient. Les ports de Bordeaux, Barzan, Brion ou Rezé redistribuaient les marchandises sur l’arc atlantique.

L’analyse de ces relations entre la Méditerranée et l’Atlantique est donc essentielle pour l’histoire économique de l’Occident romain.

Quand les fouilles archéologiques préventives paralysent les chantiers …

Posted on janvier 4th, 2009 in Ce qu'en dit la presse, JOURNAL DE BORD by admin

Voilà l’intitulé d’un article de La Dépêche qui m’a été transmis par des collègues… Publié la 3 janvier et relatif aux fouilles de Rodez, cet article nous montre combien l’archéologie est un frein au développement… Il insiste bien sur la notion d’obligation légale concernant les fouilles. Sans rentrer dans le détail de l’analyse de l’article, on remarque que ce dernier est divisé en 2 parties : la première fait un état des lieux des retards dûs à la fouille, le second rappelle ce que demande la loi, le tout avec un vocabulaire pessimiste et montrant un certains ras le bol. Voyez par vous même :

Rodez. Les fouilles paralysent les chantiers urbains

Béteille, Bonal et bientôt foirail, les projets en ville freinés et grevés par l’archéologie.

Rodez, ville d'histoire, est construite sur des ruines, ce qui impose à chaque chantier un calendrier de fouilles. Photo DDM.
Rodez, ville d’histoire, est construite sur des ruines, ce qui impose à chaque chantier un calendrier de fouilles. Photo DDM.

Impatients s’abstenir. L’histoire, et le sous-sol de la ville de Rodez impliquent à chaque chantier d’ouvrir une opération d’archéologie préventive. Bien sûr, la loi, et la nécessité de préserver d’éventuelles découvertes l’imposent. Mais résultats des courses : certains travaux prennent du retard, ce qui ne réjouit pas les entreprises. La cause n’est pas unique, cependant la nouvelle clinique de la rue Béteille sortira de terre six mois plus tard que prévu. L’îlot Bonal prendra aussi son lourd contingent de mois supplémentaires. Quand au terrain du foirail sur lequel il va falloir aussi creuser, pour le parking comme un jour pour le musée, les techniciens craignent le pire : le terrain a jadis été remblayé par l’armé pour servir de champs de tir à un régiment d’artilleurs… Là, les fouilles impliquent un autre type de risque : tomber sur un obus ou un quelconque élément d’un engin de tir. Le problème s’est déjà posé ailleurs et a impliqué de lourdes et coûteuses opérations de sécurité. Décidément, construire n’est pas simple. Surtout au centre ville.


Ce que prévoit la loi

Les opérations d’archéologie préventive sont financées par une redevance due chaque fois qu’on aménage le sous-sol. Cette redevance a un caractère fiscal. Il faut aussi payer le prix des fouilles : il s’agit de la rémunération versée par l’aménageur et perçue directement par l’opérateur (Inrap, service archéologique territorial agréé ou autre). Selon le code du patrimoine, cette archéologie préventive « a pour objet d’assurer, dans les délais appropriés, la détection, la conservation ou la sauvegarde par l’étude scientifique des éléments du patrimoine archéologique affectés ou susceptibles d’être affectés par les travaux publics ou privés concourant à l’aménagement. Elle a également pour objet l’interprétation et la diffusion des résultats obtenus ». De fait, en France, le patrimoine archéologique est protégé par divers textes de loi qui imposent aux aménageurs des obligations et un calendrier des travaux

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Voilà un constat bien triste ! A en croire les journalistes, les archéologues seront bientôt responsables de la crise ! Je ne ferai que deux objections à tout cela.

1. Si nous étions des barbares et qu’il n’y avait aucune fouille avant les construtions, il y aurait un nombre important d’associations qui se seraient montées pour sauver le patrimoine en criant leur mépris du système… conclusion : il y a toujours des mécontents, quoi que l’on fasse !

2. Les entrepreneurs connaissent les contraintes liées à la construction en centre ville. ll existe même des plaqettes crées par l’inrap relatives au fonctionnement de l’archéologie préventive et à ce que doivent faire les aménageurs pour que cela se passe bien. Notons que les aménageurs ne prévoient que rarement dès les débuts du projet le temps de diagnostic et de fouille qui sera peut-être nécessaire. Mieux vaut attendre et se plaindre ! Bien évidemment,tous ne sont pas comme ça ! Et je trouve que l’on devrait peut-être être plus regardant sur les sites archéologiques détruits par absence de fouille (aucun dossier monté ni envoyé au SRA), notamment dans les petites communes, ou sur les sites en partie endommagés avant l’intervention des archéologues. Et lorsque que l’on discute avec certains ouvriers, ils sont nombreux à avouer qu’il leur arriver fréquemment de détruire des choses et de ne rien dire : adieu nécropole médiévale près de l’Eglise !!!

Il fait être lucide : l’archéologie préventive pose problème. Les diagnostics sont trop long à mettre en place, et le coût des opérations est parfois très important pour les entreprises et les municipalités (enfin par pour toutes les entreprises !). Il est nécessaire de reprendre tout cela à la source pour essayer de comprendre ce qui rend ce système si problématique. Comment faire pour que des fouilles puissent être réalisées si nécessaire dans des communes qui n’ont que de petits moyens ? Comment mieux respecter les délais demandés pour la réalisation des fouilles et la mise en place des diagnostics (deux ans d’attente en moyenne pour un diagnostic ? (Petite parenthèse : personne ne parle jamais des indemnités versées par les entreprises d’archéologie pour chaque jour de retard sur le planning !!!) Tout cela est une question de moyens vous vous en doutez !

Au lieu de réfléchir à cela, on préfère réduire les budgets, faire fonctionner les chantiers en sous effectif, et chaque année nous faire craindre l’absence de contrat ! Et le dernier amendement voté par les députés UMP va dans ce sens : imposer des obligations aux archéologues au lieu de faire en sorte que l’organisation de l’ensemble soit viable ! Je ne serai pas surprise de voir bientôt des sites détruits parce que trop de délai d’attente : n’oublions pas que malheureusement le préfet à ce droit…

Avec les nouveaux travaux qui vont être lancés dans notre région, notamment la LGV,je crois que nombreux sont les cdd à attendre avec impatience l’arrivée de nouveaux contrats. La question sera maintenant : qui va réaliser la fouille : public ou privé ?

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